| En effet, il est bien naturel de se demander pourquoi un charpentier revient à des méthodes qui peuvent paraître archaïques. Comment expliquer ce retour aux sources ? Tout dabord parce qu'il n'y a pas plus important pour moi que la transmission du savoir d'un ancien à un jeune. Cette conviction est sûrement due au fait de mes premiers pas de lapin (apprentis) aux côtés des compagnons du devoir, qui inculquent avec raison cet état d'esprit. Ensuite, mon goût prononcé pour les voyages m'a ouvert l'esprit sur le métier de charpentier et les différentes méthodes de construction traditionnelles à travers l'Europe ; et comme le dit Nicolas Bouvier : « La vertu d'un voyage c'est de purger la vie avant de la garnir ». Ces voyages m'ont engagé dans une quête continuelle du peaufinage du savoir. | |
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| En travaillant principalement à la main, j'ai découvert une qualité de travail incomparable et un certain bien-être : entendre le sifflement répétitif du copeau aux passages du rabot, le bruit de la hache tranchante s'abattant sur la face du tronc en cours de façonnage et toute l'estime qui se crée entre l'homme et le bois.
Enfin, cette démarche artisanale est appréciable car elle s'inscrit dans un respect total du métier et du patrimoine. En effet les ouvrages sur lesquels jai pu travailler ont été reconstruits ou rénovés avec les mêmes techniques du siècle auquel ils appartiennent, ce qui ne signifie pas une perte de compétence mais bien au contraire, permet de rajeunir ces vieux ouvrages en conservant leur aspect ancien, si prisé de nos jours.
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